Fondation · 2016

Dr Denis Mukwege Foundation

Fondée à La Haye pour porter au niveau international ce que Panzi fait à Bukavu : une organisation centrée sur les survivantes, qui travaille à changer la réponse mondiale aux violences sexuelles liées aux conflits.

Soigner à Bukavu ne suffisait pas : les mêmes crimes se répétaient parce que personne n’en répondait. La fondation existe pour que ce qui est constaté dans une salle d’opération ait des conséquences ailleurs — devant un tribunal, dans une salle de négociation.
Son rôle

2016

Création de la fondation

À La Haye, siège des juridictions internationales.

Source

20+

Pays représentés dans SEMA

Le réseau mondial de survivantes hébergé par la fondation.

Source

Les programmes

01

Soins holistiques

Porter le modèle de Panzi au-delà du Congo : médical, psychologique, juridique et socio-économique, ensemble.

02

La voix des survivantes

Relier les survivantes en réseaux — SEMA — pour qu’elles parlent en leur propre nom plutôt que d’être décrites.

03

Justice et redevabilité

Obtenir que les auteurs et les États répondent de ces crimes, et que les réparations existent en pratique.

La fondation est la conséquence logique d’un constat fait à Panzi : on peut réparer indéfiniment sans rien changer. Tant que les violences sexuelles restent une arme dont l’usage n’a pas de coût, les mêmes blessures reviennent, portées par d’autres femmes.

Basée à La Haye — la ville des juridictions internationales, ce qui n’est pas un hasard — elle travaille sur trois fronts : étendre le modèle de soins holistiques, organiser la parole des survivantes, et obtenir des comptes.

Le réseau SEMA réunit des survivantes de plus de vingt pays. Le principe est constant : ce sont elles qui parlent, décident des priorités et portent les demandes. La fondation fournit la structure, pas le discours.